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Conseil · État des lieux

État des lieux d'entrée : le document qui protège bailleur et locataire

8 janvier 2026 · 9 min de lecture

En bref

Sans état des lieux contradictoire daté, ni le bailleur ni le locataire ne peuvent prouver l'état du logement. Voici comment le rédiger correctement.

Le conseil en détail

L'état des lieux d'entrée est le document de référence au moment du départ du locataire. Que vous soyez bailleur ou locataire, c'est lui qui détermine si une dégradation peut être imputée, si la garantie locative peut être retenue, ou au contraire si le locataire récupère l'intégralité de sa caution.

Pourquoi un état des lieux vague ne vaut rien

Un document signé en cinq minutes avec la mention « bon état général » ne protège personne. Devant le juge de paix, ce type de formulation est considéré comme insuffisamment précis pour justifier une retenue sur garantie. Le bailleur ne pourra pas prouver l'état initial ; le locataire non plus ne pourra pas contester une retenue abusive s'il n'a pas documenté les défauts existants à l'entrée.

Ce qu'un bon état des lieux doit contenir

  • Date précise et identité complète des deux parties (ou de l'expert mandaté).
  • Description pièce par pièce : murs, sols, plafonds, menuiseries, équipements.
  • Relevé des compteurs (eau, gaz, électricité) avec index et photos.
  • Photos datées et géolocalisées si possible, en haute résolution.
  • Signature des deux parties ou rapport d'un expert agréé en cas de désaccord.

Conseil au locataire

À l'entrée, prenez le temps de parcourir chaque pièce et de signaler par écrit tout défaut non mentionné — rayures, taches, joints abîmés, équipement défectueux. Vous disposez généralement de quelques jours après la remise des clés pour compléter le document. Ne signez pas un état des lieux que vous n'avez pas lu intégralement.

Conseil au bailleur

Faites réaliser l'état des lieux d'entrée avant la remise des clés, pas le jour du déménagement dans la précipitation. Un expert agréé coûte entre 150 et 300 € selon la taille du logement — investissement modeste comparé au coût d'un litige sur garantie locative.