Indexation
AnalysePropriétaireIndexation : l'indice de référence que la moitié des bailleurs confond
5 janvier 2026 · 7 min de lecture · Fédéral
L'indice de référence n'est pas celui du mois d'entrée du locataire. Erreur fréquente, conséquences réelles devant le juge de paix.
L'indexation d'un loyer repose sur deux indices : l'indice de référence (figé à la signature du bail) et l'indice en vigueur au moment de l'indexation. L'erreur la plus courante consiste à prendre l'indice du mois d'entrée dans les lieux, ou pire, l'indice du mois en cours au moment de la signature.
La règle exacte
L'indice de référence est celui du mois précédant la prise d'effet du bail. Si le bail prend effet le 1er mars 2024, l'indice de référence est celui de février 2024. Si le bail est signé le 15 janvier mais ne prend effet que le 1er avril, c'est l'indice de mars qui s'applique.
Exemple chiffré
Loyer de base : 850 €. Indice de référence (février 2024) : 127,50. Indice actuel (février 2026) : 131,20. Calcul correct : 850 × 131,20 / 127,50 = 874,71 €. Si le bailleur avait utilisé l'indice de janvier 2024 (126,80) par erreur, le loyer indexé serait de 877,65 € — soit 2,94 € de trop par mois, soit 35 € par an. Le locataire peut contester et obtenir le remboursement du trop-perçu.
Où trouver les indices
Les indices santé utilisés pour l'indexation des loyers sont publiés mensuellement par Statbel (statbel.fgov.be). Utilisez toujours l'indice « santé » et non l'indice des prix à la consommation global.